L'ancien ministre de la Culture Jack Lang a été convoqué dimanche par le ministère des Affaires étrangères pour s'expliquer sur ses liens passés avec le pédocriminel Jeffrey Epstein, a-t-on appris vendredi du Quai d'Orsay.
Le président de l'Institut du monde arabe (IMA) fait face depuis plusieurs jours à des appels à la démission après la publication de documents fin janvier par le département américain de la Justice révélant sa relation avec le financier américain.
Selon ces documents, les deux hommes ont correspondu par intermittence entre 2012 et 2019, date à laquelle Jeffrey Epstein s'est suicidé dans sa cellule avant son procès pour trafic sexuel de mineures à New York.
Il avait déjà été condamné en 2008 pour incitation à la prostitution de mineure.
Le nom de Jack Lang apparaît environ 600 fois dans les dossiers liés à Jeffrey Epstein, selon une revue de Reuters. Aucune charge ne pèse contre l'ancien ministre, âgé de 86 ans.
Contacté, Jack Lang n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaires de Reuters.
Dans les médias, l'ancien ministre socialiste a dit cette semaine "assumer pleinement ses liens passés" avec Jeffrey Epstein, qu'il présente comme un amateur d'art et dont il affirme n'avoir eu jamais eu connaissance des crimes sexuels. Il a exclu jusqu'à présent de démissionner de la présidence de l'IMA, qu'il occupe depuis 2013, assurant être "blanc comme neige".
La convocation de Jack Lang par le ministère des Affaires étrangères, qui a la tutelle principale de l'IMA, intervient à la demande de l'Elysée et de Matignon, a précisé jeudi soir l'entourage du président Emmanuel Macron. Elle a pour but de lui "demander de penser à l'institution", a-t-on ajouté.
(Rédigé par Blandine Hénault, avec John Irish, Gianluca Lo Nostro, Elizabeth Pineau et Dominique Vidalon, édité par Kate Entringer)

2 commentaires
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer